Formation adapter les animations aux malades d’Alzheimer: animation flash, animation thérapeutique et animation occupationnelle

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La mise en oeuvre d’animations adaptées aux personnes touchés par la maladie d’Alzheimer ou par des maladies apparentées constitue un enjeu de la prise en soin et du bien-être de ces personnes. Plus qu’un simple moment de divertissement, ces animations doivent être perçues comme des outils essentiels à la prévention des troubles psycho-comportementaux. Plus qu’une liste des animations à réaliser, cette action de formation se propose d’accompagner les participants dans la mise en oeuvre d’une démarche construite d’animation au service de la prise en soin des résidents désorientés.

Objectifs de la formation

  • Identifier les bénéfices thérapeutiques des activités auprès des malades d’Alzheimer.
  • Pouvoir proposer des activités variées pour répondre aux besoins des résidents.
  • Être en mesure d’insérer les animations dans une démarche institutionnelle et globale de prise en soins.
  • Améliorer le savoir-faire et le savoir-être de l’animateur auprès des malades d’Alzheimer.
LES PRINCIPAUX SYMPTÔMES DE LA MALADIE D’ALZHEIMER ET LEURS CONSÉQUENCES SUR LA MISE EN PLACE D’ACTIVITÉS :

Les principaux symptômes :

  • Les troubles de la mémoire et leurs conséquences.
  • Les troubles praxiques et leurs conséquences.
  • L’agnosie et ses conséquences.
  • Les troubles du langage et ses conséquences.
  • Les troubles du comportement et leurs conséquences.
LES OBJECTIFS POSSIBLES DES ANIMATIONS AUPRÈS DES RÉSIDENTS MALADES D’ALZHEIMER :
 

Valoriser le malade en s’appuyant sur ses capacités :

  • Solliciter le langage, l’échange, la communication.
  • Faire travailler la mémoire et les fonctions cognitives.
  • Réactiver/solliciter les capacités motrices.
  • Améliorer les capacités de reconnaissance.
  • Limiter le vécu émotionnel négatif (tristesse, angoisse, anxiété).
  • Permettre au malade de se sentir écouter.
  • Limiter l’apparition des troubles du comportement.

Sortir de la relation soignant/soigné pour créer un temps de convivialité, de partage, d’amusement :

  • En prenant en compte l’histoire et les habitudes de vie du résident.
  • En favorisant au maximum l’autonomie du résident.
LA PROPOSITION D’ACTIVITÉS VARIÉES ET ADAPTÉES :
 

Les différentes activités envisageables :

  • Discussion sur ce qui est déjà mis en place dans l’établissement.

Les principales catégories d’activités :

  • Les activités cognitives.
  • Les activités à dominantes relationnelles/communicationnelles.
  • Les activités motrices et physiques.
  • Les activités sensorielles et de bien-être.
  • Les activités créatives et artistiques.
  • Les actes de la vie quotidienne comme support d’animation (préparation de la salle à manger, pliage du linge, ménage, cuisine…).
  • Les activités rituelles (Noël, anniversaires, Pâques, 14 juillet…).
  • Les animations « Flash ».

Travaux de groupe :

Après avoir précisé et expliqué les différentes catégories d’activités envisageables, les participants seront invités à proposer des animations pour chaque dominante. Cet exercice permettra :

  • De constituer une première base d’activités ou d’enrichir les activités déjà proposées aux résidents.
  • D’analyser la démarche de conception des animations pour faire ressortir les forces et faiblesses de cette démarche.
  • De discuter la pertinence des animations et d’envisager les avantages/inconvénients des animations proposées.
LES ÉTAPES CLÉS DE L’ANIMATION D’UNE ACTIVITÉ AUPRÈS DE MALADES D’ALZHEIMER :

Vidéo pédagogique :

Au début de cette séquence, les participants seront invités à visionner une vidéo illustrant une activité « chant et percussion » mise en place et animée par une A.S auprès d’un groupe de résidents et illustrant les étapes clés du déroulement d’une activité.

La préparation du matériel :

  • Comprendre le caractère fondamental de la préparation du matériel.
  • Matériel mis à disposition des participants ou distribution au fur et à mesure ? Avantages / Inconvénients.

L’installation et l’accueil des résidents :

  • Les professionnels accompagnent les résidents sur le lieu de l’animation.
  • L’animateur s’assure de l’installation du résident et échange avec le groupe en attendant que celui-ci soit complet.

L’ouverture de l’animation :

  • Capter l’attention des participants.
  • Remercier les participants pour leur participation.
  • Rappeler que chacun est libre de participer.
  • Rappeler que l’animation est un moment de plaisir avant tout.

Les erreurs fréquentes à éviter lors de l’animation d’une activité :

  • Vouloir que le résident fasse ce qui est prévu.
  • Faire preuve d’autoritarisme.
  • Ne pas s’adapter au rythme et/ou au refus des résidents.

Les éléments à favoriser lors de l’animation d’une activité :

  • Toujours proposer aux résidents de participer.
  • Etre toujours positif (éviter les termes « ne pas », « il ne faut pas », « vous devez », « ce n’est pas comme cela »…)
  • Faire “avec” et pas “à la place de”.

Savoir faire face aux imprévus :

  • Que faire lorsqu’un résident veut quitter l’animation avant la fin ?
  • Que faire en cas de conflit entre résidents ?
  • Que faire lorsqu’un résident « déambulant vient s’installer durant l’animation ? »

A la fin de l’activité :

  • Savoir terminer sur une note positive : Rappeler aux personnes que l’on a été heureux de réaliser cette animation avec eux.
  • Savoir inciter les participants à exprimer leur avis sur l’activité
  • Savoir reprendre la parole positivement lorsque le résident a des difficultés à formuler sa réponse.
  • Ne pas oublier la collation de fin d’animation.

Après l’activité :

  • S’interroger sur les éléments qui ont été appréciés et sur ceux qui ont posé problème.
  • Remplir les fiches individuelles de participation à l’animation.
  • Informer le reste de l’équipe soignante sur le déroulement de l’animation et les points d’attention.
L’INSERTION DES TEMPS D’ANIMATION DANS LE CONTEXTE INSTITUTIONNEL AFIN D’EN FAIRE UN OUTIL THÉRAPEUTIQUE :
 

Les erreurs fréquentes qui nuisent à la qualité des animations et aux bénéfices que l’on peut tirer des temps d’animation :

  • L’absence de coordination entre les personnes en charge des animations et le reste de l’équipe.
  • L’absence de réflexion préalable « quels résidents pour quelles animations ? »
  • Les difficultés d’organisation à moyen terme.
  • L’absence d’évaluation du comportement du malade durant l’animation.
  • L’absence de retour au sujet du comportement du résident durant l’animation.

Rechercher l’adéquation entre le résident et l’animation proposée :

  • Concevoir un plan d’animation variée et réaliste.
  • Concevoir des fiches d’activités.

Les Fiches d’activités :

  • Intérêts et principes méthodologiques.
  • Travail en sous-groupe : élaboration d’1 ou 2 fiches d’activités sous la supervision de l’intervenant.

Se réunir pour identifier les résidents à solliciter en priorité et l’activité susceptible d’être bénéfique :

  • Quels résidents pourraient bénéficier/auraient besoin de se relaxer ?
  • Quels résidents pourraient bénéficier/auraient besoin de parler d’échanger, de sortir de son isolement.
  • Quels résidents pourraient bénéficier/auraient besoin de bouger ou d’être inséré dans la vie quotidienne de l’établissement ?

Prévoir un plan d’animation à moyen/long terme :

  • Prévoir les temps d’animation sur un trimestre pour faciliter l’organisation de l’équipe.
  • Savoir communiquer autour de ce plan : information de l’équipe soignante et information des familles (incitation à la participation).

Concevoir une grille d’observation du résident pour communiquer les informations essentielles au reste de l’équipe :

  • Evaluer la participation du résident.
  • Evaluer le plaisir pris par le résident durant l’animation.
  • Evaluer les émotions négatives (tristesse, angoisse, anxiété) vécues par le résident durant l’animation.
  • Evaluer l’insertion du résident dans le groupe.

Vidéo pédagogique :

Au terme de cette séquence, les participants seront invités à visionner la vidéo sur le quotidien des Unités Cognitivo-Comportementales (UCC). Cette vidéo proposée dans le cadre des outils Mobiqual permet notamment d’illustrer la dynamique institutionnelle qui sous-tend la réalisation des activités auprès des malades d’Alzheimer.

L’ATTITUDE À FAVORISER LORS DE L’ANIMATION D’UNE ACTIVITÉ AUPRÈS DE MALADES D’ALZHEIMER :
 

L’adaptation de la posture de l’animateur :

  • L’empathie et la neutralité bienveillante.
  • Savoir inviter un résident à participer.
  • Savoir solliciter sans imposer.
  • Savoir rectifier les erreurs sans mettre en échec.

Les éléments à mettre en œuvre pour communiquer avec un résident malade d’Alzheimer :

  • Les 10 règles essentielles de communication avec le malade d’Alzheimer.
  • Les éléments verbaux et non verbaux à mettre en œuvre.
  • La gestion du phénomène de plongeon rétrograde.

Les éléments contextuels à prendre en compte :

  • Le bruit.
  • L’agitation.
  • Les interactions multiples.
  • L’instabilité de l’environnement.
ÉLÉMENTS PRATIQUES ET EXEMPLES D’ANIMATIONS À METTRE EN OEUVRE AVEC LES MALADES D’ALZHEIMER :

Eléments pratiques relatifs à la mise en œuvre d’activités :

  • Combien de temps peut durer une activité ?
  • Combien de résidents peuvent participer simultanément à une activité ?
  • Combien de personnes (animateur et autres professionnels) doivent être présents ?
  • Quel est l’horaire le mieux adapté ?

Exemple d’animation numéro 1 : L’activité photo-langage.

  • Description du principe du photo-langage.
  • Description du matériel nécessaire.
  • Mise en situation des participants.

Exemple d’animation numéro 2 : L’animation « Actualité » :

  • Description du principe de l’animation actualité.
  • Mise en situation des participants.

Exemple d’animation numéro 3 : L’animation « gestion de la vie quotidienne »

  • Le principe : Savoir inciter les participants à aider l’animateur sur un point précis (mettre la table, plier du linge, ranger quelque chose).

Exemple numéro 4 : le principe des animations flash.

  • Des animations simples.
  • Rapides à mettre en œuvre.
  • Pour faire diminuer les troubles du comportement (agitation, agressivité…).
  • Exemples d’animations flash (bien-être, défouloir, promenade…)

Profil des participants

Compte tenu de l’aspect transversal de l’animation auprès des malades d’Alzheimer cette action de formation concerne les personnels suivants:

  • ASH
  • AMP
  • AS
  • IDE
  • Animateur

Un minimum de connaissances sur la démence de type Alzheimer est conseillé pour réaliser cette formation.

Modalités pédagogiques

Après l’apport d’un contenu théorique et surtout méthodologique, ce module de formation s’attachera à permettre aux participants d’acquérir des savoir-faire et savoir-être à travers des mises en situations pratiques et le visionnage de séquences vidéo.

Cette action de formation comprend deux phases d’évaluation : une évaluation initiale des attentes et des connaissances au début de la formation, et une évaluation finale de la qualité et des connaissances acquises à la fin de la formation.

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12 pers. max
14h (2 jours)
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